EENUEE, Un avion électrique accompagné par Éko&kom
Des arguments environnementaux aux stratégies d'éco-conception !
Éko&kom a accompagné un avion électrique : L'exemple d'EENUEE, un avion de 19 places en forme d’aile volante
Présentation de l’entreprise :
EENUEE est une start-up concevant un avion électrique en forme d’aile volante (Blended Wing Body - BWB) de 19 places. C’est un avion destiné à assurer des liaisons inter-régionales de moins de 500 km. Sa vitesse commerciale serait au-dessus de 200 km/h avec une altitude de croisière de 3000 m. A cette altitude, son cockpit n’a pas besoin d’être pressurisé, limitant les contraintes sur la structure et facilitant son homologation aéronautique.
EENNUE, tout comme de nombreuses autres start-up, vise à trouver des partenaires industriels et des investisseurs. Ainsi, dans le cas d'un concept très axé sur les qualités environnementales, le renforcement et la crédibilisation de son argumentaire ont pour objectif de rassurer son écosystème.
C’est pour cette raison qu’Éko&kom a accompagné EENUEE.
Etape N°1 : Analyse de la communication environnementale :
Le diagnostic AVANT l’accompagnement
Identifier, comprendre, douter des arguments, rechercher des explications, puis des preuves, analyse des preuves.
Arguments visibles sur le site internet de l’entreprise
AVANT accompagnement.
Analyse des 3 arguments principaux :
Un avion 100 % électrique : cela relève d’une information, mais ne rassure pas forcément sur le fait que cette solution est moins impactante.
90 % d’émission de CO2 en moins : L’allégation CO2 est contraignante en termes de communication, il faut des explications et des éléments de preuves. Dans ce cas : Pas d’explication disponible, Pas de référence de comparaison, L’unité fonctionnelle non déterminée, ce chiffre est probablement valable que dans un seul pays, alors qu’il s’agit d’un avion électrique destiné à être vendu dans le monde.
Aérodynamique d’une aile volante réduisant la consommation d’énergie de 40% : l’origine de cette information n’est pas précisée et crée une confusion avec le -90% CO2.
Etape N°2 : Développer un 1er argument universel :
La première proposition d’Éko&kom est de créer un argument basé sur une valeur universelle, l’énergie.
Les objectifs de cet argument principal sont multiples :
Un argument cumulant plusieurs stratégies de réduction de la consommation énergétique de l'avion.
Un argument valable dans tous les pays du monde.
Une comparaison avec des avions thermiques équivalents fonctionnant au kérosène.
Évite une allégation sur le CO2 sans explication.
Rassure indirectement sur l’autonomie revendiquée à 500 km, suggérant qu’avec un tel gain un avion sur batterie est possible.
Résultat : Un argument au centre du site web et présent dans tous les articles de presse depuis l'apparition de cette allégation. De temps en temps, ce chiffre est mentionné dans l’intitulé des articles.
Des journalistes en quête d'explications, pour être plus précis et convaincant dans leurs articles : Question du journaliste : Pouvez-vous détailler comment l'avion atteint une telle efficacité ?
Etape N°3 : L'art de la preuve en auto-déclaration - ISO 14021
Pour renforcer la crédibilité d'une allégation environnementale, l'argumentaire doit impérativement reposer sur des preuves vérifiables. Mais, comment structurer le dossier technique de preuve en respectant les standards internationaux ISO 14020 et ISO 14021.
Une communication en “cascade” : (Mentions et renvois)
Niveau 1 : Rédaction de l’argument : l’Effet Waouh :
“Consomme en moyenne 10,8 fois moins d’énergie que 10 avions thermiques équivalents.”
Cette rédaction sera présente sur tous les supports de communication synthétique et de lecture rapide.
Niveau 2 : Rédaction de son explication simplifiée :
L'argument est expliqué afin de lui donner de la crédibilité à un niveau de lecture moindre mais adapté en fonction du public (ici en BtoB : journalistes, experts et financeurs,...).
Ce type d’explication est mise en avant sur :
Le dos de l’emballage du produit,
Une page internet dédiée à l’argumentaire environnementale,
Une présentation Powerpoint,
Un rapport de présentation du concept.
Niveau 3 : Construction du rapport de preuves en conformité avec les attentes des normes - 11 pages
A noter : il est possible de choisir le mode de diffusion de ce rapport de preuves :
En téléchargement libre,
Transmis sur demande,
Uniquement mis à disposition des autorités compétentes (DGCCRF et Justice).
Mais, pourquoi construire une communication aussi rigoureuse sur chaque argument ?
L’enjeu principal est de rassurer l’ensemble de l'écosystème de l’entreprise sur les performances environnementales de son produit, avec la plus grande crédibilité possible.
En autodéclaration (ISO 14021), le principe est basé sur la confiance, sans forcément de vérification par un tiers indépendant. Ce contexte de communication implique une grande transparence pour garantir cette confiance et s’assurer une bonne crédibilité.
En utilisant cette rigueur de construction, de l'argument au rapport de preuve, en passant par une explication intermédiaire, cela permet ainsi d'éviter les pièges du greenwashing. Ainsi, les arguments stratégiques sont soigneusement élaborés pour respecter les recommandations de l'ADEME, ARPP et les normes ISO 14020.
De plus, en cas de litige, il est essentiel de pouvoir fournir des informations techniques aux autorités compétentes telles que la DGCCRF (répression des fraudes) et la justice.
12 raisons pour lesquelles il est nécessaire de renforcer son éco-crédibilité.
Etape N°4 : Compléter l’argument principal par des arguments complémentaires
La seconde proposition d'argument proposée par Éko&kom a vocation à apporter plusieurs informations, tout en se démarquant de la concurrence grâce à la maturité environnementale.
Ce nouvel argument répond à 6 enjeux :
Au-delà de la performance énergétique, est-ce qu'il y a des transferts d'impact sur d'autres étapes du cycle de vie ?
Comment se distinguer et renforcer le sentiment de confiance grâce à un discours plus mature sur un sujet non évoqué par les concurrents ?
Est-il possible de comparer avec d'autres types de transport ?
Comment tenir compte des différences de mix énergétique de chaque pays dans le monde au moyen d’une seule allégation ?
Comment informer sur les performances environnementales, d’un produit dont la conception n'est pas figée, tout en protégeant les données stratégiques de l'entreprise ?
Comment tenir compte des incertitudes de l'ACV simplifiée au regard du stade précoce de développement du projet ?
La proposition d’Éko&kom :
Il est proposé de communiquer sur des fourchettes d'impact CO2, par groupe de pays ayant des mix électriques avec des impacts proches. Cette information est rapportée à une unité fonctionnelle classiquement utilisée pour comparer les modes de transport entre eux, à savoir les g eq CO2 / km / passager.
Une communication en “cascade” : (Mentions et renvois)
Niveau 1 : Rédaction de l’argument : l’Effet Waouh :
“de 5 à 25 g de CO2 / km / passager en Norvège, Suède, Suisse, France, Canada, Finlande,… des pays au mix électrique faiblement carboné”
Ce calcul est une estimation simplifiée qui méritera une mise à jour ultérieurement avec une ACV plus complète, quand la conception de l'avion sera plus avancée.
L’adoption d’une unité fonctionnelle facilite la comparaison entre différents modes de transport.
Grâce à l’outil de l’ADEME, les chiffres revendiqués peuvent être mis en perspective en ordre de grandeur avec d’autres solutions de transport.
https://impactco2.fr/outils/transport (uniquement valable pour des transports en France)
Les périmètres de calcul sont similaires entre l’outil de l’ADEME et l’allégation construite :
incluant les émissions directes ; construction des véhicules (fabrication, maintenance et fin de vie) ; production et distribution de carburant et d'électricité.
Ce qui est exclu du périmètre des analyses : construction et entretien des infrastructures (autoroute, ligne de train, gare et aéroport), trajet de proximité en amont et aval pour se rendre au départ et à l'arrivée.Niveau 2 : Rédaction de l’explication simplifiée du calcul et son périmètre :
Le mode de calcul de l'argument est expliqué afin de lui donner de la crédibilité à un niveau de lecture moindre mais adapté en fonction du public.
Ainsi que sa limite et son besoin de mise à jour : Ce calcul est une estimation simplifiée qui méritera une mise à jour ultérieurement avec une ACV plus complète, quand la conception de l'avion sera plus avancée.
La comparaison possible :
L’adoption d’une unité fonctionnelle facilite la comparaison entre différents modes de transport.
Grâce à l’outil de l’ADEME, les chiffres revendiqués peuvent être mis en perspective en ordre de grandeur avec d’autres solutions de transport.
https://impactco2.fr/outils/transport (uniquement valable pour des transports en France)
Les périmètres de calcul sont similaires entre l’outil de l’ADEME et l’allégation construite :
incluant les émissions directes ; construction des véhicules (fabrication, maintenance et fin de vie) ; production et distribution de carburant et d'électricité.
Ce qui est exclu du périmètre des analyses : construction et entretien des infrastructures (autoroute, ligne de train, gare et aéroport), trajet de proximité en amont et aval pour se rendre au départ et à l'arrivée.
Niveau 3 : Le rapport de preuves de cette seconde allégation environnementale - conforme aux exigences de ISO 14020 et ISO 14021 - 12 pages
Etape N°5 : Les allégations complémentaires - ex: Le silence de l’avion !
Pour une start-up, valoriser des critères non mesurables dès la phase de développement est un défi de taille. C'est notamment le cas du bruit, enjeu crucial pour l’aviation opérant dans des aérodromes parfois à proximité des zones urbaines. Pour garantir son acceptation sociétale, ce nouvel aéronef doit impérativement démontrer ses qualités sonores.
La proposition d’Éko&kom :
Sans mesure possible, la solution préconisée consiste à énumérer les stratégies mise en place pour réduire le bruit :
La motorisation électrique est silencieuse,
Les hélices sont carénées, absorbant les sons,
Le groupe propulseur est placé sur le dessus de l’avion, le fuselage jouant le rôle d’écran acoustique pour les populations au sol.
En phase d’approche et d’atterrissage, les moteurs et hélices sont peu sollicités.
L’avion n’émet pas de son dans les phases d'attente, quand il n’avance pas.
Avion démonstrateur en vol, les hélices et le moteur ne sont pas visibles du sol.
Etape N°6 : Proposition d’un argumentaire sur une liaison non concurrentielle avec le train - l’exemple de Lyon - Bordeaux avec certaines dessertes locales intermédiaires de désenclavement.
Au-delà des gains environnementaux propres à l'appareil, il est possible de simuler son impact à plus grande échelle, par exemple sur l'exploitation d'une liaison complète sur plusieurs années. Cet avion n'a pas vocation à concurrencer le train sur des lignes directes déjà très performantes ; il trouve sa pertinence dans la connexion de métropoles mal desservies, tout en désenclavant les villes intermédiaires situées sur son parcours.
Le trajet direct entre Lyon et Bordeaux prendrait environ 2h.
À noter : Il est possible de développer et de fournir l'argumentaire d'une liaison sur demande. Pour toute demande, veuillez contacter EENUEE
Etape N°7 : L’avion d’EENUEE, face aux autres concepts d’avion électrique
S'il est crucial de comparer les performances environnementales aux avions thermiques similaires et aux autres modes de transport actuels, l’argumentaire doit aussi anticiper l'arrivée de la concurrence électrique.
Toute la subtilité consiste alors à se positionner face à ces futurs acteurs sans disposer de données précises ni les nommer directement.
La proposition d’Éko&kom :
Simplement évoquer les contraintes techniques des architectures des concepts concurrents.
Avion électrique à cabine cylindrique :
moins performant aérodynamiquement que l’aile volante (BWD), ils doivent embarquer plus de batteries (masse et volume) pour effectuer la même distance. De plus, le faible volume de stockage possible pour ces batteries, risque de nécessiter des excroissances pour les loger, détériorant d’autant plus l’aérodynamique.
Electric Vertical Take-Off and Landing : eVTOL
La puissance nécessaire au décollage limite la capacité du nombre de passagers (2 à 6 passagers) pour ce type de concept.
La détérioration de l'aérodynamique due aux contraintes de conception du système de décollage et d'atterrissage vertical limite également leur rayon d'action. D’autant plus que le volume de stockage des batteries est limité.
Etape N°8 : Connaissance des enjeux environnementaux dans le cycle de vie
L’accompagnement sur la communication environnementale repose sur une compréhension rigoureuse du cycle de vie de l’avion d’EENUEE. L'élaboration des allégations et des rapports de preuves associés a nécessité l'exploitation de données d'ACV selon divers scénarii.
Ainsi, cette connaissance fine du concept de l’avion a permis de dépasser le cadre de la communication : elle devient un levier stratégique pour piloter l'éco-conception au-delà du concept initial.
Etape N°9 : Les stratégies d’éco-conception pour repousser les limites de la performance environnementale !
Marges d’éco-conception 1,5 à 3 fois de grain supplémentaire !
Au-delà des arguments environnementaux, une seconde partie de l’accompagnement a permis de proposer des stratégies d'éco-conception pour améliorer la performance environnementale d’un facteur compris entre 1,5 à 3 fois suivant les stratégies concrètement mises en place.
Grâce à l’accompagnement d’éko&kom, plusieurs points de vigilance ont été identifiés très tôt dans le projet pour les futures phases de conception et de développement de l’avion.
En d'autres termes, les premiers arguments développés précédemment tiennent compte du stade d’avancement du projet ; ils sont à mettre à jour en fonction de l’évolution de la conception de l’avion et par un travail plus fin d’éco-conception.
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